[radio] #Épisode 4 : Fukushima Une Catastrophe Nucléaire

« Le nucléaire est une chose trop sérieuse pour l’abandonner aux spécialistes et aux experts. »

Le gouvernement vient d’avancer la possibilité de la création de 6 nouveaux réacteurs nucléaires alors même que la nouvelle loi sur la transition énergétique ne semble pas être une priorité pour l’Etat.

Un nouvel EPR est en construction depuis 2007 à 3H30 de la ville de Rouen : Flamanville. Avec de très nombreux déboires, liés à des pièces défectueuses mais aussi au coût qui avait été sous-estimé. Par ailleurs, le projet très contesté d’enfouissement sur le site de Bure est toujours d’actualité et ce, malgré une très grande opposition ; en plus d’un parc nucléaire obsolète, des milliers de tonnes de matières radioactives circulent partout en France dans des convois ferroviaires. Le nucléaire est présent partout, et parce que le nucléaire ne doit jamais être une histoire de spécialistes, nous vous proposons une série de documentaires radio réalisés par le collectif "La fabrique de l’oubli".


Épisode 4 : Fukushima, une catastrophe nucléaire

1. Dépêche AFP du 12 mars 2011
2. Anne Lauvergeon, journal de France 2 du 14 mars 2011
3. Il n’y a pas de catastrophe naturelle
Fukushima Paradise, Mutines séditions, 2012.
Affiche collée à Florence en mars 2011.
4. Le corium de Fukushima
Oublier Fukushima, Arkadi Filine, Les Éditions du bout de la ville, 2012.
5. De la zone frappée par le désastre à la côte
Lettre de Saachan, Iwaki City, Fukushima : report from the stricken area, Oublier Fukushima, Arkadi Filine, Les Éditions du bout de la ville, 2012.
6. La stratégie de Tepco
La condition nucléaire, Réflexions sur la situation atomique de l’humanité, Jean-Jacques Delfour, L’Échappée, 2014.
7. « Trois ans se sont passés depuis la triple catastrophe
japonaise… »
Extrait de Zoner dans les camps ou rentrer au village, Hiro Ajiwa,
Z n°8, été 2014.

Le projet de Nucléaire, la fabrique de l’oubli est né après la lecture de Oublier Fukushima, d’Arkadi Filine, et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, de Svetlana Alexievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après « quelque chose » se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima. Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète. La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi.
Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.

Est donc née l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique. Au bout de deux ans de travail, nous présentons Nucléaire, la fabrique de l’oubli. Deux ans pour lire, écrire, discuter, enregistrer, monter ce document. Nous ne faisons partie d’aucune organisation, nous ne sommes pas spécialistes du nucléaire et nous ne sommes pas non plus spécialistes des techniques sonores. Nous avons appris en faisant à plusieurs.

Nucléaire, la fabrique de l’oubli est un assemblage d’extraits d’analyses, de témoignages, de textes littéraires, d’archives sonores. En une quinzaine d’épisodes de quarante minutes, nous avons essayé de dérouler un fil, d’apercevoir cette société nucléaire qui par son omniprésence se fait oublier.

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