Sortis de l’isolement, ce n’est pas pour aller dans les isoloirs !

Oh ! les beaux jours contagieux où l’Etat et tous les champions du pouvoir séparé sont dépassés ...

Le pouvoir politique - le serviteur zélé des possédants - échoue à endormir avec ces miettes pitoyables, le moratoire dérisoire qu’il balance d’abord avant de finir par annuler les taxes sur les carburants pour 2019, en même temps qu’il fait chou blanc dans ses tentatives maintenues de gouverner par la terreur de la répression multiforme.
Leurs diverses bandes armées officielles chargent, en nombre pour tenter d’en imposer, mais sont déjà parfois obligées de reculer.
Les grenades pleuvent, elles font pleurer, enragent, brûlent, asphyxient, suffoquent, assourdissent, peinent à désencercler durablement, traumatisent, les flasballs continuent à éborgner, les matraques s’abattent, les nasses angoissent un instant. Résultat des courses : c’est un bide, à nouveau résonne « Tout le monde déteste la police ! », cette fois entonné par des personnes tombant de haut ... et venant d’être, elles ou leurs amis, parfois incrédules, cognées, mises à terre !
Le mensonge médiatique quasi-généralisé aboutit à une exaspération durable.
Les tribunaux de l’Injustice condamnent des alpagués, c’est du lourd, ça intensifie la colère.
C’est raté, Macron & Co !
Le mouvement poursuit sa contagion dans les villes et les campagnes.
Il produit un bavardage incessant qui construit, toujours sans chefs et sans intermédiaires, des plans de durcissement, de riposte et de coordination.
Il se renforce, s’approfondit, s’étend partout.
Il invite tous ceux et celles qui ne sont rien à danser de plus en plus et partout. Et, contrairement aux politicards de tous poils, toute personne qui sait danser, voir et entendre est au parfum et se réjouit : ce mouvement de révolte est loin de se prendre un rateau !

Partout, la joie d'être ensemble fleurit dans les yeux et sur les visages. Le rire aussi est là.

Partout, la joie d’être ensemble fleurit dans les yeux et sur les visages. Le rire aussi est là.
Ce qui s’annonce potentiellement, ce sont un week-end et des jours futurs plus forts que les précédents, susceptibles de faire tituber davantage tous les pouvoirs concurrents aux abois.
En effet, parmi tous ceux et celles qui ne décident à aucun degré de ce qui est produit et de ce qui malmène si profondément nos existences (dans notre santé physique comme dans nos esprits), parmi tous ceux et celles qui ne sont rien dans ce qu’il nous est infligé à survivre en ce monde archi-polluant et mortifère, se répand peu à peu cette enthousiasmante idée :
« Rien ne devra plus jamais être comme avant ! Soyons tout ! ».

Le pouvoir réel - celui des maîtres du monde de l’exploitation, de la domination, de la liberté du commerce et du saccage de la planète - souhaite vivement que son petit personnel politique (aujourd’hui macronien, hier mitterrandien associé au stalinien, sarkosien associé au fascistien, hollandais, chiraquien, etc...) réussisse à nous faire régler la note de leurs ravages, et, devant la rage provoquée, qu’il puisse ressusciter maintenant ces « corps intermédiaires » dont il n’a eu de cesse d’accentuer la déconfiture (déjà bien avancée) au cours de ces dix dernières années.
Ces capitalistes de nationales et de multinationales, dans leur course folle au profit et au pouvoir, se sont donc quelque peu mordus la queue !
Ils aimeraient aujourd’hui que cet Etat à leur service réussisse cette mission quasi-impossible :
trouver, parmi ces « corps », des interlocuteurs que les gens actifs dans la rue, sur les ronds-points, sur les blocages, accepteraient comme leurs « représentants », dans le but d’éradiquer la révolte en cours ; ça va être dur-dur : hormis quelques maires de petites villes encore un peu considérés ou ces syndicalistes non chefaillons-bureaucrates (qui n’accepteraient donc pas de jouer ce fort mauvais rôle), la plupart des révoltés de cet automne se défient assez vivement des partis, des syndicats (auxquels E. Philippe demande maintenant qu’ils appellent au calme ! ... (y résisteront-ils bien longtemps ?), des médias, des « collectivités territoriales » ! Et, surtout, qui bloque veut rester maître du mouvement.

Qui peut être véritablement attiré à devoir choisir entre deux députés comme il doit choisir entre deux marchandises équivalentes au supermarché ?

A quelles options peut-on s’attendre de la part de ce pouvoir réel ?
A pas mal de saletés !
Continuer à financer la falsification médiatique de tout.
Jouer la carte de référendum ? Celle de la destitution du gouvernement et de la dissolution de l’Assemblée Nationale avec recours à des élections ? Le but serait de séparer à nouveau tous ceux et celles qui, ayant goûté au bavardage partagé, sont sortis de l’isolement, de réussir à les plonger dans les isoloirs des bureaux de vote. Mais ces tristes lieux sont de plus en plus massivement désertés ... (Qui peut être véritablement attiré à devoir choisir entre deux députés comme il doit choisir entre deux marchandises équivalentes au supermarché ?)
Jouer la carte de « l’état d’urgence » associé peu ou prou à des couvre-feu ?
Jouer la carte d’attentats qu’ils imputeraient au mouvement de révolte ou à une de ses composantes ?
Jouer le recours à l’armée et aux groupes fascistes puisque CRS, Bac, Gendarmes-Mobiles échouent à faire rentrer ceux et celles qu’ils nomment « la piétaille » à la maison ? Ce serait prendre le risque d’une grève généralisée et d’une insurrection déjà en germe ...
Jouer plusieurs de ces cartes simultanément ?

Macron aime l’Etat, les capitalistes aiment l’Etat et les Macron d’aujourd’hui et de demain..

Quelques souhaits :
Que nous restions indépendants de tous dirigeants.
Que nous continuions à nous causer incessamment, sans chefs ni intermédiaires.
Que nous sachions agir ensemble tout en restant divers.
Que jaillissent voix, écrits, chansons, etc ... indépendants de tous pouvoirs et hiérarchies.
Que nous sachions défendre en commun nos désirs de VIE, de LIBERTE et le droit de rester divers.

Un gilet arc-en-ciel prolétaire - noir - blanc - arabe - asiate - apache ...
déserteur de toujours des isoloirs

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